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Diplômé de l’INSA Strasbourg en génie climatique et énergétique (GCE) en 2016, Marius Muller s’épanouit chez Helioclim, start-up solaire fondée en 2011. Cet entrepreneur dans l’âme ne manque pas d’idées pour imaginer des solutions énergétiques et environnementales pour, plus tard, monter sa boîte…

Marius Muller épanoui et visiblement ébloui devant une de ses installations d’Hélioclim.

CREDIT PHOTO : Droits réservés

Lui et son équipe d’Helioclim viennent d’inaugurer leur première centrale solaire : 160 capteurs chaufferont 50 bâtiments d’une base militaire du Vaucluse, économisant 40 tonnes d’équivalent pétrole par an ! La plus grande centrale solaire à concentration de France. « Les capteurs à concentration sont des miroirs incurvés qui concentrent les rayons dans un tube sous vide pour produire de l’eau chaude à très haute température » explique l’ingénieur. La jeune entreprise des Alpes-Maritimes les fabrique, les commercialise et les installe. Elle conçoit aussi une machine à absorption, capable de générer du chaud ET du froid, de manière simultanée, à partir de ces capteurs. Autrement dit, un chauffage et une climatisation solaires, made in France.

« Je m’épanouis davantage dans les petites boîtes »

Marius Muller parle avec une certaine fierté de ces équipements à énergie renouvelable. Il réalise les études technico-économiques pour répondre aux besoins des clients (principalement tertiaire et industrie), participe à leur installation et aborde également les aspects commerciaux et la recherche de marchés porteurs comme les réseaux de chaleur.

Un poste polyvalent, souple et valorisant qui le satisfait pleinement. « J’aime la variété des missions, des études aux chantiers, en passant par la relation client. En start-up, on fait tout, je peux aller donner un coup de main aux techniciens de l’atelier par exemple. Nous sommes une équipe de 20, l’ambiance est très bonne, les relations moins hiérarchiques. Je m’épanouis davantage dans les petites boîtes » dit-il.

Mastère franco-chinois

Il vient d’être recruté en CDI par Helioclim, mais il y travaille déjà depuis plusieurs mois, car c’était déjà le lieu de son stage de mastère spécialisé Alternatives pour l’énergie du futur, des Mines ParisTech en partenariat avec l’Université Tsinghua en Chine. Il était d’ailleurs en Chine en décembre pour sa soutenance. A la recherche d’un stage de fin d’études, il avait envoyé sa candidature spontanée à Helioclim.

Un réseau INSA Strasbourg « puissant et poussé »

L’énergie l’intéresse depuis qu’il est enfant. « La spécialité GCE de l’INSA Strasbourg est une formation très technique et reconnue par les professionnels, qui ont été d’ailleurs à l’origine de sa création. Je recommande l’INSA Strasbourg pour son réseau et l’étendue de ses contacts en France et dans le monde. Il est puissant et poussé, bien davantage que d’autres écoles renommées ».

Grâce à ce réseau et l’aide du service des relations internationales, il a eu les contacts pour réaliser son stage ouvrier à Dublin et son stage recherche à l’Université Charles-Darwin en Australie, sur l’énergie photovoltaïque. D’excellentes expériences pour lui, qu’il évoque avec un plaisir manifeste. Il a réalisé son projet de fin d’étude chez SPIE, sur le calcul de performance énergétique des data centers, comme celui de la Banque de France, de la RATP ou de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).

Deux start-up dans les cartons…

Grand sportif, il pratique le judo, l’haltérophilie, et a découvert l’ultimate (frisbee) au club de l’INSA Strasbourg. « Une très bonne mentalité, un super esprit d’équipe et beaucoup de fairplay » commente-t-il.

Marius Muller est animé par l’envie de créer sa boîte. « C’est là où je serais le plus épanoui » dit-il. Il a déjà eu deux projets de start-up, primés lors de start-up week-end. Le premier concerne une autre manière utile, solidaire, écologique et connectée de faire du sport en salle, l’autre le recyclage des déchets maritimes qui polluent les mers et sont sources de pathologies pour les humains. Ses idées restent en tête et attendent le bon ferment et moment pour éclore…

Interview réalisée par Stéphanie Robert

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